Aller au contenu

Formation

Formation Capacité d’autofinancement (CAF)

  • 1 jour (7h)
  • Classe à distance, Présentiel
  • Français
  • Réf. FIN-61-CAF

La capacité d’autofinancement est l’indicateur que les banques regardent en premier pour juger si une entreprise peut rembourser ses emprunts, et l’un des plus mal compris hors des services financiers. Elle n’est ni un résultat ni de la trésorerie : c’est la ressource potentielle dégagée par l’activité, avant variation du BFR. Cet atelier d’une journée apprend à la calculer par les deux méthodes, à passer de la CAF à l’autofinancement, à la confronter aux échéances de dette et à expliquer pourquoi elle s’écarte des flux de trésorerie réellement encaissés.

Public concerné

Comptables, assistants de contrôle de gestion, chargés d’affaires et analystes crédit en début de fonction, credit managers et collaborateurs des directions financières qui calculent ou utilisent la CAF sans en maîtriser toutes les nuances.

Également utile aux dirigeants de PME et aux responsables administratifs et financiers qui préparent un dossier de financement et veulent comprendre comment leur banquier lit leur capacité de remboursement.

Prérequis

Savoir lire un compte de résultat et identifier les grandes familles de charges et de produits. Les soldes intermédiaires de gestion sont rappelés en début de journée, mais leur construction n’est pas enseignée en détail.

Chaque participant vient avec son ordinateur portable équipé d’un tableur. Il peut apporter les comptes annuels de son entreprise ou d’un client, anonymisés, pour la dernière séquence.

Objectifs pédagogiques
  • Expliquer ce que mesure la CAF et ce qui la distingue du résultat net, de l’EBE et de la trésorerie.
  • Calculer la CAF par la méthode soustractive à partir de l’EBE et par la méthode additive à partir du résultat net, puis rapprocher les deux.
  • Traiter correctement les postes délicats : dotations et reprises, plus ou moins-values de cession, quote-part de subventions virée au résultat, transferts de charges.
  • Passer de la CAF à l’autofinancement en tenant compte des dividendes versés.
  • Mesurer la capacité de remboursement avec les ratios dettes financières sur CAF et annuités sur CAF.
  • Expliquer l’écart entre la CAF et le flux de trésorerie d’exploitation par la variation du BFR.
  • Commenter l’évolution de la CAF sur plusieurs exercices et en tirer des conclusions sur le financement de l’entreprise.
Programme détaillé

Jour 1

1. Ce que mesure la CAF

  • Résultat, EBE, CAF, trésorerie : quatre notions souvent confondues.
  • Charges et produits calculés, encaissables et décaissables : la logique qui fonde la CAF.
  • La place de la CAF dans le tableau de financement et dans l’analyse bancaire.
  • La CAF du plan comptable général et celle des analystes : des définitions qui ne coïncident pas toujours.
  • Pratique : classer une trentaine de postes du compte de résultat selon leur effet sur la CAF.

2. Calculer la CAF par les deux méthodes

  • Méthode soustractive : de l’EBE à la CAF, poste par poste.
  • Méthode additive : du résultat net à la CAF, en neutralisant les éléments calculés et les cessions.
  • Les postes délicats : reprises sur provisions, quote-part de subventions d’investissement, valeur comptable des éléments cédés, transferts de charges.
  • Contrôle de cohérence : les deux méthodes doivent aboutir au même montant.
  • Pratique : calculer la CAF d’une PME industrielle par les deux méthodes et expliquer les écarts du premier calcul.

3. De la CAF à l’autofinancement et à la capacité de remboursement

  • Autofinancement : la CAF diminuée des dividendes versés au cours de l’exercice.
  • Capacité de remboursement : dettes financières sur CAF, annuités sur CAF, part de la CAF absorbée par la dette.
  • CAF et investissements : quelle part de ses investissements l’entreprise finance-t-elle seule ?
  • La lecture du banquier : les repères qu’il utilise, et leurs limites selon le secteur.
  • Pratique : apprécier sur trois exercices la capacité d’une entreprise à supporter un nouvel emprunt.

4. CAF et flux de trésorerie

  • Pourquoi une CAF confortable peut coexister avec une trésorerie qui se dégrade.
  • De la CAF à l’excédent de trésorerie d’exploitation : le rôle de la variation du BFR.
  • CAF, flux de trésorerie d’exploitation et free cash-flow : ce que chaque indicateur apporte.
  • Commenter une série de CAF : croissance, éléments non récurrents, retraitement du crédit-bail.
  • Pratique : rédiger le commentaire de synthèse sur la CAF et la capacité de remboursement d’une entreprise, à partir de ses propres comptes ou du cas.
Méthodes pédagogiques

Atelier construit autour de comptes annuels réels simplifiés : chaque notion est immédiatement appliquée par un calcul, sur tableur ou à la main, puis corrigée collectivement. Les deux méthodes de calcul sont systématiquement rapprochées, ce qui permet à chacun de repérer ses propres erreurs de classement.

Chaque participant repart avec un modèle de calcul de la CAF et des ratios de remboursement, et une fiche de synthèse des postes délicats. Formation dispensée en présentiel ou en classe à distance.

Moyens d'encadrement

Formation organisée par le CIDFP, organisme de formation certifié Qualiopi, et animée par un formateur spécialiste de la finance d’entreprise, praticien du sujet traité.

Un formateur unique assure l’intégralité de la journée. Les groupes sont volontairement réduits pour permettre un suivi individuel.

Modalités d'évaluation

Questionnaire de positionnement avant la formation pour mesurer l’aisance avec le compte de résultat et les soldes intermédiaires de gestion. Évaluation des acquis au fil de la journée par les calculs de CAF et leur correction.

Cas de synthèse en fin de journée, évaluation à chaud de la satisfaction et attestation de fin de formation.

Pourquoi choisir cette formation
  • Une journée entière consacrée à un indicateur central de l’analyse bancaire, traité en profondeur plutôt qu’en quelques lignes de cours.
  • Le calcul par les deux méthodes, avec un rapprochement systématique qui ancre la logique des charges calculées.
  • Un traitement précis des postes qui faussent le plus souvent le calcul : cessions, subventions, reprises, transferts de charges.
  • Le lien explicite entre CAF, autofinancement, capacité de remboursement et flux de trésorerie.
  • Un modèle de calcul sur tableur réutilisable dès le lendemain sur de nouveaux comptes.
Accessibilité

Les formations sont ouvertes aux personnes en situation de handicap. Les besoins d’adaptation, qu’ils portent sur l’accès aux locaux, les supports, le rythme ou les outils, sont examinés lors de l’entretien préalable afin de mettre en place les aménagements nécessaires ou d’orienter vers un interlocuteur adapté.

Signalez votre besoin en amont de l’inscription pour que la session soit préparée en conséquence.

Dates & lieux

44 dates sur 99

  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Bordeaux Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Lille Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Lyon Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Marseille Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Montpellier Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Nantes Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Nice Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Paris Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Strasbourg Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Toulouse Disponible S’inscrire
  • Mardi 3 novembre 2026 1 jour Classe virtuelle Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Bordeaux Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Lille Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Lyon Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Marseille Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Montpellier Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Nantes Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Nice Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Paris Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Strasbourg Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Toulouse Disponible S’inscrire
  • Mardi 10 novembre 2026 1 jour Classe virtuelle Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Bordeaux Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Lille Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Lyon Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Marseille Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Montpellier Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Nantes Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Nice Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Paris Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Strasbourg Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Toulouse Disponible S’inscrire
  • Jeudi 19 novembre 2026 1 jour Classe virtuelle Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Bordeaux Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Lille Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Lyon Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Marseille Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Montpellier Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Nantes Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Nice Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Paris Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Strasbourg Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Toulouse Disponible S’inscrire
  • Mardi 24 novembre 2026 1 jour Classe virtuelle Disponible S’inscrire

Questions fréquentes

Quelle différence entre la CAF et l’EBE ?

L’EBE mesure la ressource dégagée par l’exploitation courante, avant tout élément financier, exceptionnel et fiscal. La CAF part de l’EBE et y ajoute ou retranche les produits et charges financiers encaissables ou décaissables, les éléments exceptionnels de même nature, la participation et l’impôt sur les bénéfices. C’est donc une ressource plus complète, disponible pour rembourser la dette, investir et rémunérer les associés.

La CAF correspond-elle à la trésorerie générée par l’entreprise ?

Non. La CAF est un potentiel : elle raisonne comme si toutes les ventes étaient encaissées et toutes les charges payées dans l’exercice. L’écart avec la trésorerie réellement dégagée par l’activité vient de la variation du BFR. Une entreprise en forte croissance peut afficher une CAF solide et une trésorerie en baisse ; le dernier module de la journée est consacré à ce rapprochement.

Faut-il privilégier la méthode additive ou la méthode soustractive ?

Les deux donnent le même montant quand le calcul est juste. La méthode soustractive, qui part de l’EBE, montre d’où vient la ressource ; la méthode additive, qui part du résultat net, est plus rapide à partir d’une liasse fiscale. Les pratiquer ensemble reste le meilleur moyen de contrôler un calcul.

Comment traiter une plus-value de cession dans le calcul ?

Le produit de cession et la valeur comptable des éléments cédés sont exclus de la CAF, car ils relèvent des opérations d’investissement et non de l’activité. Dans la méthode additive, on retranche donc la plus-value ou on ajoute la moins-value. Ce point, avec la quote-part de subventions virée au résultat, est à l’origine de la plupart des erreurs de calcul, et il fait l’objet d’exercices dédiés.

Quelle est la différence avec la « Formation Analyse des flux de trésorerie et cash-flow » ?

Cette journée porte sur la CAF, indicateur issu du compte de résultat, et sur son usage pour apprécier la capacité de remboursement. La « Formation Analyse des flux de trésorerie et cash-flow » (2 jours) traite du tableau des flux complet, des méthodes directe et indirecte et du free cash-flow. Les deux se complètent : la CAF est souvent le point de départ du tableau des flux.

Cette formation convient-elle à un chargé d’affaires ou à un analyste crédit ?

Oui, en particulier en début de fonction : la lecture bancaire de la CAF, les ratios de capacité de remboursement et le commentaire de synthèse sont au programme. Pour une analyse complète d’un dossier, la « Formation Analyse financière » ou la « Formation Diagnostic financier » prolongent utilement la journée.

La formation a-t-elle lieu en présentiel ou à distance ?

Les deux. En présentiel dans nos centres ou dans vos locaux pour les sessions intra, et en classe à distance partout en France, avec le même déroulé et les mêmes exercices pratiques.

Quelle est la différence entre inter, intra et sur mesure ?

En inter, vous vous inscrivez individuellement à une session ouverte et rejoignez un groupe de 3 à 8 participants. En intra, les journées sont réservées à votre organisation et les exercices peuvent porter sur vos propres comptes ou sur ceux de vos clients, anonymisés si nécessaire. Le sur mesure répond à un besoin qui n’entre dans aucun de ces deux cadres. Les trois formats font l’objet d’un devis nominatif.

  • Classe à distance
  • Présentiel
Prix
890 € TTC par participant et par jour
Durée
1 jour
Réserver
  • Dans vos locaux
  • Ou à distance
Prix
1 770 € TTC par jour, pour le groupe
Durée
1 jour
Demander un devis
  • Programme construit avec vous
Prix
Sur devis selon votre besoin
Durée
1 jour
Décrire mon besoin