Formation
Formation Modélisation financière sur Excel
Un modèle financier sert rarement une seule fois : il est repris, modifié, transmis, et c’est à ce moment que ses défauts coûtent cher. Valeurs saisies en dur dans les formules, onglets sans logique, scénarios gérés par copier-coller : la plupart des erreurs viennent de la construction, pas de la finance. Ces trois jours enseignent une méthode de modélisation inspirée des standards reconnus comme FAST, et l’appliquent à plusieurs cas courts pour qu’elle devienne un réflexe sur tous vos fichiers.
Public concerné
Contrôleurs de gestion, analystes financiers, responsables de la planification, trésoriers et chargés d’affaires qui construisent ou maintiennent des modèles Excel servant à décider.
Auditeurs, consultants et directeurs financiers qui doivent relire, fiabiliser ou reprendre des modèles construits par d’autres.
Prérequis
Pratique régulière d’Excel : références, fonctions SI, SOMME.SI.ENS, RECHERCHEX ou INDEX et EQUIV, tableaux croisés dynamiques. Connaître les bases de la finance d’entreprise (compte de résultat, bilan, flux de trésorerie, actualisation).
Chaque participant vient avec son ordinateur portable équipé d’une version récente d’Excel, Microsoft 365 de préférence : tous les exercices se font sur machine.
Objectifs pédagogiques
- Structurer un modèle en séparant clairement hypothèses, calculs, restitutions et contrôles.
- Appliquer des règles de construction homogènes : une formule par ligne, sens de lecture constant, conventions de format.
- Écrire des formules robustes et lisibles, en évitant les constructions fragiles.
- Gérer les séries temporelles : dates, périodicités, indicateurs de période et soldes.
- Mettre en place des scénarios et des analyses de sensibilité sans dupliquer le modèle.
- Intégrer des contrôles automatiques et un tableau de synthèse des vérifications.
- Auditer un modèle existant et en corriger les erreurs.
- Documenter un modèle pour qu’un tiers puisse le reprendre.
Programme détaillé
Jour 1
1. Pourquoi les modèles se trompent
- Typologie des erreurs : saisie, logique, référence, omission, interprétation.
- Ce qu’un modèle doit permettre : décider, tester, transmettre.
- Standards de modélisation (FAST et approches voisines) : les principes communs.
- Cycle de vie d’un modèle : spécification, construction, test, utilisation, maintenance.
- Pratique : recherche d’erreurs dans un modèle de budget volontairement défectueux.
2. Architecture d’un modèle
- Sens de lecture : hypothèses, calculs, restitutions, contrôles.
- Un onglet par fonction ou un onglet par thème : critères de choix.
- Colonnes de temps identiques sur tous les onglets de calcul.
- Codes couleurs et styles de cellules : saisies, liens, calculs, sorties.
- Pratique : conception du plan d’un modèle à partir d’un cahier des charges d’une page.
3. Écrire des formules robustes
- Une formule par ligne, recopiée sur toute la période.
- Éviter les valeurs en dur, les références lointaines et les imbrications illisibles.
- Noms définis, tableaux structurés, fonction LET : quand ils aident, quand ils gênent.
- Fonctions de recherche et d’agrégation adaptées à la modélisation.
- Pratique : réécriture de formules complexes en blocs simples et vérifiables.
4. Gérer le temps
- Lignes de dates et périodicités mensuelle, trimestrielle ou annuelle.
- Indicateurs de période : démarrage, fin, phase de construction, exercice comptable.
- Cumuls, décalages, soldes d’ouverture et de clôture.
- Passage du mensuel à l’annuel sans ressaisie.
- Pratique : construction d’un calendrier paramétrable et de ses indicateurs de période.
Jour 2
5. Cas 1 : un budget d’exploitation
- Hypothèses de volumes, de prix, de coûts unitaires et de saisonnalité.
- Calculs par blocs : chiffre d’affaires, achats, personnel, frais généraux.
- Tableaux de passage (solde d’ouverture, mouvements, solde de clôture) pour les stocks et le BFR.
- Restitution : compte de résultat mensuel et annuel.
- Pratique : construction complète du budget en appliquant les règles du premier jour.
6. Cas 2 : un projet d’investissement
- Échéancier d’investissement, mise en service et amortissements.
- Flux de trésorerie du projet et valeur résiduelle.
- VAN, TRI, délai de récupération : fonctions Excel et pièges liés aux dates.
- Pratique : modèle d’évaluation d’un investissement de capacité.
7. Cas 3 : un échéancier de dette
- Prêt amortissable, in fine ou avec différé : un tableau d’amortissement générique.
- Tirages, remboursements anticipés, intérêts calculés sur l’encours moyen.
- Références circulaires : les repérer, les éviter ou les maîtriser sans calcul itératif.
- Pratique : module de dette réutilisable, branché ensuite sur les flux du cas 2.
8. Scénarios et commutateurs
- Table de scénarios et sélecteur unique.
- Commutateurs de sensibilité et combinaison de scénarios.
- Pourquoi proscrire les copies de fichiers ou d’onglets par scénario.
- Comparaison automatique des scénarios dans un tableau de synthèse.
- Pratique : ajout de trois scénarios au cas d’investissement et comparaison des résultats.
Jour 3
9. Analyses de sensibilité
- Tables de données à une et deux entrées : usages et limites de performance.
- Graphique en tornade pour hiérarchiser les hypothèses.
- Recherche de seuils avec la Valeur cible et le Solveur.
- Pratique : tableau de sensibilité et graphique en tornade sur le cas d’investissement.
10. Contrôles intégrés
- Contrôles d’équilibre, de bouclage, de signe et de cohérence entre onglets.
- Tolérances d’arrondi et agrégation des contrôles.
- Synthèse des contrôles visible dès la page de garde.
- Pratique : mise en place des contrôles sur les trois cas.
11. Auditer un modèle existant
- Démarche de revue : cartographie, lecture des hypothèses, tests de cohérence.
- Outils d’Excel : repérage des antécédents et des dépendants, fenêtre Espion, comparaison de versions.
- Tests de résistance : valeurs extrêmes, mise à zéro, inversion des signes.
- Pratique : audit en binôme d’un modèle tiers et rédaction d’une liste de constats.
12. Documenter, transmettre, faire évoluer
- Page de garde, journal des versions, notice des hypothèses.
- Protection ciblée sans verrouiller le modèle.
- Performances : volumes, fonctions volatiles, mode de calcul.
- Place de Power Query et des assistants d’IA dans la construction d’un modèle.
- Pratique : finalisation et documentation d’un des modèles, puis présentation à un « repreneur » fictif.
Méthodes pédagogiques
Chaque règle de construction est présentée en quelques minutes puis appliquée immédiatement. Les deuxième et troisième jours s’appuient sur trois cas courts et indépendants (budget, investissement, dette), choisis parce qu’ils mobilisent des techniques différentes. Le module de dette est ensuite branché sur le cas d’investissement, pour montrer comment des blocs bien construits s’assemblent.
Les participants repartent avec les trois modèles corrigés, un gabarit vierge conforme aux règles vues et une liste de contrôle de revue. Formation dispensée en présentiel ou en classe à distance.
Moyens d'encadrement
Formation organisée par le CIDFP, organisme de formation certifié Qualiopi, et animée par un formateur spécialiste de la finance d’entreprise, praticien du sujet traité.
Un formateur unique assure l’intégralité des trois journées. Les groupes sont volontairement réduits pour permettre un suivi individuel.
Modalités d'évaluation
Questionnaire de positionnement avant la formation pour adapter le niveau des exercices aux pratiques de chacun.
Évaluation des acquis par la correction des trois cas et par l’exercice d’audit en binôme, noté sur une grille commune, évaluation à chaud de la satisfaction et remise d’une attestation de fin de formation.
Pourquoi choisir cette formation
- Une méthode de modélisation applicable à tous les sujets, et non un modèle unique à recopier.
- Trois cas courts et variés qui montrent la même méthode à l’œuvre dans des contextes différents.
- Une journée consacrée aux sensibilités, aux contrôles et à l’audit, souvent absents des formations Excel.
- Un gabarit de modèle vierge et une liste de contrôle de revue, réutilisables dès le retour au poste.
- Un exercice d’audit en binôme sur un modèle tiers, proche des situations réelles de reprise.
- Des groupes de 3 à 8 participants pour un suivi poste par poste.
Accessibilité
Les formations sont ouvertes aux personnes en situation de handicap. Les besoins d’adaptation, qu’ils portent sur l’accès aux locaux, les supports, le rythme ou les outils, sont examinés lors de l’entretien préalable afin de mettre en place les aménagements nécessaires ou d’orienter vers un interlocuteur adapté.
Signalez votre besoin en amont de l’inscription pour que la session soit préparée en conséquence.
Dates & lieux
Aucune date programmée pour le moment. Nous ouvrons une session dès qu’un groupe est constitué — dites-nous quelle période vous conviendrait.
Questions fréquentes
Quelle différence avec la Formation Construire un modèle financier ?
Cette formation enseigne des techniques transverses de modélisation, appliquées à plusieurs cas courts : on apprend à bien construire n’importe quel modèle. La Formation Construire un modèle financier suit un projet unique sur trois jours, le modèle intégré d’une entreprise avec ses trois états bouclés, sa dette, ses covenants et sa valorisation. Suivre celle-ci en premier facilite beaucoup la seconde.
Quelle différence avec la Formation Excel pour la finance ?
La Formation Excel pour la finance porte sur l’outil : fonctions utiles, Power Query, analyse d’une balance, calculs financiers. Celle-ci porte sur la manière de concevoir un modèle : architecture, règles d’écriture, scénarios, contrôles, audit et documentation. Les deux sont complémentaires et peuvent se suivre dans cet ordre.
Qu’est-ce que le standard FAST ?
FAST (Flexible, Appropriate, Structured, Transparent) est un ensemble public de règles de construction de modèles financiers, largement utilisé en financement de projet et en conseil. La formation s’en inspire et le compare à d’autres pratiques, sans imposer une norme unique : l’objectif est d’adopter des règles cohérentes et partagées au sein de votre équipe.
Faut-il connaître VBA ?
Non. Toute la formation se fait en formules natives, sans macro. C’est un choix de méthode : un modèle sans code reste plus facile à relire, à auditer et à transmettre.
Peut-on suivre la formation avec Excel sur Mac ou une version ancienne ?
Oui pour l’essentiel. Certaines fonctions récentes (LET, RECHERCHEX) nécessitent Microsoft 365 ou une version récente d’Excel, et des alternatives sont montrées pour les versions plus anciennes. Quelques outils d’audit ne sont disponibles que sous Windows : le formateur le signale au moment où ils sont utilisés.
Peut-on travailler sur nos propres modèles ?
En inter, les cas sont communs mais un temps est prévu pour les questions sur vos fichiers. En intra, l’exercice d’audit peut porter sur un modèle réel de votre équipe, anonymisé si nécessaire, et la formation peut déboucher sur une charte de modélisation commune.
La formation a-t-elle lieu en présentiel ou à distance ?
Les deux. En présentiel dans nos centres ou dans vos locaux pour les sessions intra, et en classe à distance partout en France, avec le même déroulé et les mêmes exercices pratiques.
Quelle est la différence entre inter, intra et sur mesure ?
En inter, vous vous inscrivez individuellement à une session ouverte et rejoignez un groupe de 3 à 8 participants. En intra, les journées sont réservées à votre organisation et peuvent travailler sur vos propres documents. Le sur mesure répond à un besoin qui n’entre dans aucun de ces deux cadres. Les trois formats font l’objet d’un devis nominatif.
Sommaire
